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23 juin 2009
L’athlétisme de Haut Niveau à Vittel avec un pôle d'excellence
professionnel sportif
Les municipalités successives avaient rêvé en leur temps à
l'implantation d'un lycée sportif, sans pour autant réussir à
réaliser ce pari. Finalement, à la rentrée prochainement, ce ne
sera pas des lycéens que la cité thermale aura le plaisir
d'accueillir, mais certainement des sportifs de haut niveau.
C'est en tous les cas le souhait d'yves Hazeau, entraîneur et
conseiller technique national à la retraite, Philippe et Emmanuel
Gonigam, respectivement responsable du développement à la
fédération française d'athlétisme et directeur de l'école
supérieure de commerce, qui ont sollicité la cité thermale.
Partant du constat qu'il n'y avait aucune structure existante
capable d'aider les athlètes à leur professionnalisation et à leur
reconversion en Lorraine,les spécialistes du sport ambitionnent de
créer un PEPS. Entendez par là un pôle d'excellence professionnel
sportif ayant pour vocation d'accueillir des athlètes et de diffuser
la culture du sport de haut niveau en mettant à disposition des
équipements sportifs et de récupération adaptés et surtout des
compétences et des prestations nouvelles telles qu'un centre
d'évaluation et de bilan de compétences, un centre de formation, un
centre de ressources de gestion de carrière et de reconversion
professionnelle et un cabinet de recrutement. Bref, le tout en un.
Pour simplifier : la tête et les jambes.
C'est le prix à payer, selon eux, pour que l'athlétisme français
devienne performant demain, après les échecs successifs aux JO de
Sydney et de
Pékin. "Le problème est structurel et non conjoncturel. Le sport
professionnel doit évoluer dans un cadre précis. Pour cela, les
athlètes ont besoin de repères, d'être accompagnés", assure Philippe
Gonigam qui, pour se justifier, évoque les résultats obtenus par
l'athlétisme lorrain ces dernières années qui sont en baisse. Cette
école du sport, si elle voit le jour – le projet sera présenté et
débattu jeudi soir en conseil municipal – investirait la villa
Saint-Martin, en lieu et place du siège du Pays de l'Ouest vosgien
amené à disparaître. Les athlètes –25 au total – auraient tout le
loisir de suivre des conférences thématiques, tout en bénéficiant
des installations du CPO pour s'entraîner. "Ce serait du Pain bénit,
affirme l'adjoint aux sports, Antoine Borowski, visiblement séduit
par cette implantation qui contribuerait selon lui, à renforcer la
notoriété de la ville en matière de sport."
Ph. Gonigam : "Sportif est un métier à part entière"
En quoi consiste ce PEPS ?
'Il faut savoir avant tout que c'est une association que nous avons
créée le 30 mai dernier. Sa vocation est de regrouper dans un même
lieu les sportifs de haut niveau et de diffuser une culture de haut
niveau, quelle que soit la discipline."
Cela répond-il à un besoin ?
"Tout à fait. Après les JO de Pékin, les instances ont fait un
constat simple : le manque de médailles relève d'un problème
structurel.
Pourquoi s'implanter à Vittel ?
"Parce qu'il y a d'une part -des installations sportives de très
bonnes qualités et d'autre part, parce qu'il y a une volonté
commune de monter ce projet. Enfin, Vittel, c'est une histoire, un
lien direct avec l'olympisme. C'est un choix qui s'est fait
naturellement."
Quel sera le rôle de la structure ?
"En dehors de la partie sportive et des entraînements, il y aura
plu- sieurs eurs volets. Tout d'abord, sportif est devenu un métier
à part entière. Les sportifs sont dans une logique d'obligation de
résultats, mais il faut reconnaître que leurs ressources tiennent
également aujourd'hui à des prestations de communication. Or, ils ne
sont pas Préparés à cela. Notre objectif est de leur faire
comprendre tous les aspects de leur métier. Deuxième chose, comme ce
sont des gens qui ont des ressources multiples avec différents
partenaires économiques, ils sont dans l'obligation d'être
structurés pour gérer ces ressources. Il y de vraies compétences à
gérer, une organisation de carrière à structurer avec des revenus
irréguliers dans le temps. Nous sommes là dans une logique de
prévoyance. Enfin, il faut qu'ils soient préparés à leur
reconversion."
Quel dispositif va être mis en place pour relever ce défi ?
"//y a plusieurs axes de travail : faire un état des lieux du niveau
des athlètes en dressant un bilan de compétences, mettre en place
une formation spécifique et sur mesure, et puis créer, un diplôme
commun national. Pour cela, il y aura des rencontres ponctuelles
avec les sportifs. Mais notre volonté est également de démocratisez
nos prestations à tout le bassin d'emploi de Vittel, bien au-delà du
sport, de s'implanter dans le tissu local."
18 avril 09
Les chinois visitent le centre omnisport en compagnie de Christian
Poncelet
Dans le cadre de la visite vosgienne, d'une délégation chinoise
emmenée par le président du Conseil général, Christian Poncelet,
les vice-présidents Jean-Jacques Gaultier, Roland Bedel et Luc
Gerecke, puis Damien Parmentier pour l'aspect touristique, Monsieur
le ministre de l'ambassade de Chine, Xing Qu, accompagné de deux de
ses représentants consulaires,'une dizaine de journalistes, de
représentants de tours opérateurs, chefs d'entreprise et divers
partenaires asiatiques, ont fait une halte au centre de préparation
omnisports.
Reçu tout d'abord en mairie par le premier magistrat, Jean-Claude
Millot, le cortège a fait un tour en ville à la découverte du charme
thermal, puis s'est rendu au CPO où les attendaient Antoine
Borowski, l'adjoint aux sports et Christophe Morin, le directeur de
la structure.
Une visite qui était loin d'être anodine car les Chinois cherchent
un camp de base en France pour les prochains Jeux olympiques de 2012
à Londres. Et pourquoi pas Vittel ? C'est en tout cas le souhait des
élus qui ont posé les premiers jalons.
21 nov. 08
Les 16 et 17 juillet prochains, la cité thermale vivra une véritable
effervescence lors du passage du Tour de France. Une première
réunion a permis hier aux acteurs locaux de se mettre dans
l'ambiance.
Outre le côté sportif, le Tour de France est un événement festif qui
met en avant les villes étapes qui bénéficient par la même d'une
formidable retombée touristique et économique avant, pendant et
après le passage de la Grande Boucle.
Vittel l'avait déjà accueilli en 1990 mais l'événement sportif a
bien évolué depuis, en témoigne hier cette première réunion qui
n'existait pas à l'époque, avec une responsable du groupe ASO
(Amaury Sport Organisation) pour donner un premier jet sur le
déroulement du Tour.
Agnès Gougeat, la responsable des relations avec les collectivités,
intervenait pour présenter les coulisses de cette manifestation
ainsi que sa communication en amont du passage dans la cité
thermale. Durant cette présentation, le village du Tour, la caravane
et l'énorme logistique ambulante ont été évoqués, agrémentés par des
chiffres. Par exemple, la caravane représente à elle seule 180
véhicules. 450 journalistes de 26 nations suivent la Grande Boucle,
diffusée dans 180 pays, et disposent d'infrastructures pour les
accueillir. "C'est une ambiance, même pour les gens qui n'aiment pas
le vélo", explique Agnès Gougeat.
Il s'agissait également d'expliquer aux élus, directeurs des
différents services municipaux concernés et acteurs touristiques la
démarche à suivre concernant l'organisation, les points
d'informations, les invitations, le stand dédié à la promotion de la
ville, le protocole de communication en amont du Tour de France, par
le biais d'une présentation illustrée de la dernière édition, sans
évoquer, pour l'instant, comment toute cette organisation sera
développée sur Vittel.
Le prochain grand rendez-vous entre les acteurs vittellois et ASO
aura lieu le 15 janvier lors d'une réunion technique, qui
déterminera notamment l'emplacement exact de la ligne de départ et
de l'arrivée. Reste à savoir si le stade Bouloumié et son
gigantesque parking ainsi que celui de l'embouteillage et le CPO
seront les meilleures installations pour accueillir une telle
manifestation. En tout cas, cela ferait certainement plaisir à l'un
des quatre plus gros partenaires du Tour, à savoir la marque Vittel
qui aurait son site d'embouteillage juste à côté de l'arrivée, ou du
départ.
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