
12 juin 09
Manuest sait la vérité
Les 9 et 10 juin, les membres du comité d'entreprise de Manuest ont
disséqué le plan de restructuration conçu par Patrick Puy, l'actuel
directeur du fabricant de meubles. Il a été nommé en mars par les
actionnaires pour, selon ses propres mots, "remettre d'équerre
l'entreprise."
248 emplois pourraient être supprimés à partir du mois de novembre, soit
2/3 des effectifs et ce sont les ouvriers de l'usine qui vont payer le
prix fort. "Seulement, 11 des 43 postes de cadres vont être supprimés,
alors que la direction veut mettre sur le carreau 154 ouvriers sur les
180 que compte l'entreprise. On fera tout pour empêcher cela grâce à
notre plan de sauvetage", indique Manuel Macedo, le délégué syndical FO
de Manuest.
Ce plan alternatif imaginé par l'intersyndicale (FO, CGT, CFDT) semble
prendre forme. "Dernièrement, nous avons rencontré des élus dont le
député Jean-Jacques Gaultier et le conseiller régional Christian
Franqueville. Il nous ont assuré que le Conseil régional et le Conseil
général allaient nous aider financièrement au cas où notre plan serait
validé par Arcapita, le fonds d'investissement propriétaire de Manuest",
affirme Manuel Macedo.
L'intersyndicale veut mettre en place une coopérative ouvrière. Ce mode
de gestion n'empêchera pas la restructuration de l'entreprise, on parle
tout de même d'une centaine d'emplois supprimés. Ce projet sera dévoilé
officiellement à la fin du mois. Les salariés de l'usine rachèteraient
l'usine pour un euro symbolique et Arcapita financerait à hauteur 9
millions d'euros le démarrage de la nouvelle structure. Toutefois, aucun
accord écrit entre syndicats et actionnaires ne fait état de ce "deal".
Ce "dédommagement" n'a été évoqué qu'oralement lors d'une assemblée
générale qui s'est déroulée fin avril. En attendant que le projet se
concrétise -d'éventuels financeurs de grosse capacité se seraient
manifesté l'intersyndicale s'emploie, selon Manuel Macedo, "à démonter
pièce par pièce", le plan de restructuration proposé par la direction
actuelle. "Nous avons déposé 200 amendements contre le plan de Puy. Pour
nous, son plan est bidon. Forcément, pour faire tourner la boutique,
après cette vague de licenciements, la direction devra avoir recours à
l'intérim, ce n'est pas normal s'insurge-t-il.
Coté direction, on considère que ce comité d'entreprise s'est déroulé
dans de bonnes conditions. Le terme d'amendement employé par les
syndicats est jugé impropre par Eric Fohlen, le chargé de communication
de Manuest : "Ce sont des questions qu'émettent les membres du CE et non
pas des amendements. Les débats ont porté beaucoup sur des
problématiques macroéconomiques dans un climat serein."
28 avr. 09
LES DANGERS DE LA LOGISTIQUE.
Un accident du travail du travail un peu particulier s'est produit hier
vers 15 h dans une entreprise de Châtenois. Dans les locaux de
Transvallées Distribution, installée sur la zone Le Neuilly, deux
chariots élévateurs circulaient l'un en marche avant, l'autre en marche
arrière... quand ils se sont percutés. Dans la collision, l'un des deux
caristes a été blessé à un genou par le colis transporté par son
collègue. Les sapeurs-pompiers de Châtenois et le SAMU de Neufchâteau
sont intervenus rapidement. Le blessé a été transporté au centre
hospitalier de Neufchâteau. Les gendarmes de la communauté de brigades
Mirecourt-Châtenois ont fait les constatations d'usage.
10 avril 09
Les éoliennes font débat
Bernard Laurent, directeur de la société, Erélia, est venu,
dernièrement, à la salle Ernest-Lambert, accompagné de son chef de
projet : Damien Bouly, expliquer en réunion publique, les différentes
phases du projet éolien et répondre à toutes les interrogations de la
population, soutenu par Jean-Pierre Florentin, maire de la commune,
conseiller général et président de la communauté de communes. Une
centaine de personnes, assistaient à cette réunion, qui faisait suite
aux deux précédentes, réalisées en amont sur les deux communes
principalement concernées : Removille.
D'un empâtement de 20 à 30 ares au sol par machine, ces implantations
doivent tenir compte de trois facteurs principaux, qui sont le vent, le
raccordement EDF et un impact paysager acceptable. Un protocole foncier
sera signé avec les particuliers, la manne financière, générée par
l'opération sera redistribuée équitablement, sur toutes les communes de
la communauté. L'opération se déroulera en 2 phases, la première étant
celle actuellement engagée avec une demande d'entrée en ZDE (Zone de
développement de l'éolien) aux autorités préfectorales et information
dedevrait durer jusqu'à début 2010, date à laquelle, le permis de
construire, sera déposé. Les éoliennes, situées en ZDE, pourront
bénéficier alors d'un contrat de vente à EDF, avec une garantie de tarif
fixée, 10 ans, en plein tarif, actuellement 82 € le mégawatt, puis en
dégressif. Les fourchettes de puissances proposées sont de 4,5 à 18
mégawatts pour Removille et 4, 5 à 21 mégawatts pour Viocourt, avec des
unités de machine d'environ 3 mégawatts/machine. L'investissement total
est considérable, 3 millions d'euros par machine, plus 60 000 € de
maintenance annuelle, il sera entièrement supporté par l'investisseur,
qui espère, par cette opération réussir avec un taux interne de
rentabilité compris entre 7, 5 % et 9 %.
Les baux de location seront de 30 à 40 ans, avec une redevance annuelle,
d'environ 6 000 €. l'implantateur s'engage à supporter tous les
éventuels soucis (réception TV etc-) qui pourraient subvenir. Une
enquête publique sera instaurée, aussitôt, que le permis de construire
sera déposé, et dans le meilleur des cas, les premières palmes
pourraient s'installer en 2012. |